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<title>Last posts on josé vidal valicourt</title>
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<updated>2026-06-16T11:39:37+02:00</updated>
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<name>MCSJuan</name>
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<title>L'Intranquille n°30</title>
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<updated>2026-06-15T17:38:00+02:00</updated>
<published>2026-06-15T17:38:00+02:00</published>
<summary>     En couverture une photographie de  Julien Merieau  (avec des bribes de...</summary>
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&lt;img src=&quot;http://tramesnomades.hautetfort.com/media/01/01/2224224314.jpg&quot; id=&quot;media-6685105&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;l’intranquille n°30,françoise favretto,poésie,livres,citations,théorie littéraire,recensions,philippe beck,pierre jamet,josé vidal valicourt,maroussia,murielle compère-demarcy,renée nicole good,ne’ma hasan,poètes chinois&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En couverture une photographie de &lt;u&gt;Julien Merieau&lt;/u&gt; (avec des bribes de collages) qui semble une peinture abstraite où on peut voir un paysage imaginaire, ciel étoilé ou crépuscule flamboyant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Riche &lt;u&gt;ENTRETIEN&lt;/u&gt; (de six grandes pages), &lt;u&gt;Philippe Beck&lt;/u&gt; répond aux questions (amples) de &lt;u&gt;Pierre Jamet&lt;/u&gt;. Deux parties, « Situation de Philippe Beck », puis « Lier et délier, forme et chaos ». L’ensemble est titré « Une certaine quantité d’inconnu ».&lt;br /&gt;Pierre Jamet aborde la question du statut de l’auteur, en liant le terme «impersonnage » à « l’idée de l’impersonnalité, de disparition du sujet », d’une part, et au rejet du lyrisme, d’autre part. Au cours de ses propositions il se réfère à Rimbaud, sa notion de modernité « absolue ». Répondant, Philippe Beck met l’accent sur le questionnement de la «fonction-auteur ». Rappelant les théories de Foucault ou Barthes il note que « l’impersonnalité qui obsède les théories de ces années (notamment à travers Barthes) ne met pas fin au désir-besoin de signature des textes ». Il cite Foucault (« l’anonymat littéraire ne nous est pas supportable ; nous ne l’acceptons qu’à titre d’énigme »). Dans sa critique du lyrisme qui rejoint sa réflexion sur ce que serait « une écriture dé-subjectivée (ou pré-subjectve)», dont certains avaient ou ont la « nostalgie », il constate que cela «n’implique aucunement la disparition du nom d’auteur ». Se référant à Lacoue-Labarthe, Rimbaud, Freud, Nietzsche et Derrida, il définit la distance prise avec le sujet (présence « différée », Derrida) comme « non pas une destruction du sujet, mais un déplacement de celui-ci, qui cesse de se soutenir comme centre ». Car « chacun d’entre nous est ce sujet désistant qui, non pas se fond dans une communauté qui le dépasse, mais sent qu’il n’existe qu’en tant qu’il porte en lui l’être singulier pluriel » [...] «Si bien que chaque être humain est ce Messie impossible et traversé par l’humanité qui le hante et le fait exister, étant témoin de ce qui a lieu et se trahit dès qu’il s’institue ». Il rappelle la « résistance » de Derrida à la «notion de communauté » (c’est effectivement central dans sa pensée et ses écrits). Dans ce qui introduit la question de Pierre Jamet sur le lignage dans lequel Philippe Beck pourrait se reconnaître, une citation de Rimbaud renvoie au titre. Le poète est pour lui « quantité d’inconnu s’éveillant en son temps dans l’âme universelle ». Ou l’énigme fondatrice. Philippe Beck répond en revenant à Rimbaud, Verlaine, Baudelaire, Mallarmé. Avec un mot qui peut donner sens à ce qui relie à telle lignée, y reconnaître la même « exigence». À « l’âme universelle » (Rimbaud) il préfère « intellect général ». De quelle «quantité d’inconnu » il serait « le nom dans cet intellect universel auquel participe tout un chacun de près ou de loin » bien sûr il n’est « pas en mesure de le dire ». &lt;br /&gt;Autre question, le vers. Pierre Jamet critique d’une part la poésie des vers libres, quand cette liberté est « déni » du vers, et d’autre part la « foi symétrique en une prose invasive ». Prolongeant son questionnement il parle de « l’abdication du vers » et demande si Philippe Beck voudrait «rendre la poésie à une ambiguïté première ». Lui écarte ce terme mais accepte de reconnaître une pensée qui trace « négativement les deux écueils fondamentaux » que sont pour lui, d’abord, « le dédain pour Mallarmé (pour sa conscience aiguë déjà des possibilités et des limites du langage) » et, ensuite, « l’abandon à la ‘poétique de la prose’ ». Enfin quelqu’un qui réaffirme la présence majeure de Mallarmé. Je pense au numéro du Magazine littéraire qui titrait en couverture « Mallarmé le patron», assumant cette reconnaissance souvent déniée. Je l’ai constamment sous les yeux, posé verticalement, comme un rappel de référence et relecture nécessaire et constante.&lt;br /&gt;La dernière question, longuement développée, aborde pour commencer l’apparence « hermétique » des écrits de Philippe Beck, le « procès  en illisibilité » qui lui est fait parfois, mais pour aboutir à un questionnement sur les formes que peut prendre la poésie pour rendre compte des « forces du dehors », et (référence à Beckett) du « chaos » du dehors. Réponse, en expliquant comment il faut « transposer dans un langage » le « rythme » du monde, qui demande à « être compris, et, d’abord, transposé ». Il reprend le terme de « modulation » employé par Pierre Jamet. Cette « modulation abstraite » est « traversée de significations venues du monde et allant vers lui ». C’est une circulation qui se joue en chacun, part de « l’intellect général » qui « pense le monde qui le pense ».&lt;br /&gt;Cet entretien montre que l’érudition, si ce n’est pas une condition exclusive du pouvoir d’écrire, peut être certainement une mesure d’exigence pour penser ce qu’est écrire. &lt;br /&gt;..........................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;DOSSIER&lt;/u&gt;. Des extraits du recueil &lt;em&gt;Continuité du sable&lt;/em&gt; de &lt;u&gt;José Vidal Valicourt&lt;/u&gt;, traduits de l’espagnol par &lt;u&gt;Gilles Couatarmanach&lt;/u&gt;. Poèmes p. 15-21.&lt;br /&gt;J’apprécie déjà le choix des exergues. Marleau-Ponty (corps et monde, «même chair »), Octavio Paz (partage, aussi : « le pain, le soleil, la mort, la frayeur oubliée d’être vivant... »), Nietzsche (« Notre pensée doit sentir fort, comme un champ de blé lors des soirées d’été »). Avant même les poèmes, la conscience d’une fusion vitale est offerte : le vivant, tout le vivant connecté avec tout, sachant sa part de nature, la force et la mort. Et plus loin, intégrées au texte, page 20, deux citations, pour la pierre et le sable. Edmond Jabès (« En la pierre gît le premier mot de la terre, l’infini du signe »), et Jorge Luis Borges (« Il m’a dit que son livre s’appelait &lt;em&gt;Le livre de sable&lt;/em&gt;, / car ni le livre ni le sable n’ont ni début ni fin. »). Des clés supplémentaires pour faire du symbole (la pierre, le sable) à la fois une présence concrète de la matière et la représentation des énigmes du temps et de l’infini. Exergues et citations insistent sur une exigence posée dans le titre : penser l’humain, soi, les autres, dans la « continuité » d’une appartenance au tout du monde, par le corps et par la pensée. Une conception de la réalité qui accepte le vertige de l’infini et peut rejoindre la perception animiste des cultures premières, dont la mémoire sourd encore dans les consciences contemporaines, ou, autre référence, la même recherche intérieure que Rilke.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;CITATIONS&lt;/u&gt; (et notations-commentaires en marge):&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Poème 0&lt;br /&gt;L’air est et sera&lt;br /&gt;tout le temps bleu.&lt;br /&gt;Un bleu sans temps.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;(On poursuit la lecture et on rencontre « Les cendres de tant de corps »). &lt;br /&gt;et ...&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La lente irradiation des pierres&lt;br /&gt;sur la peau fissurée de cette terre.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;(Cendres et sable, c’est la même trace de ce qui fut, le sable aussi est une métamorphose créée par le temps. Le sable est partout, jusque dans la parole et comme matière « de tous les exodes »). &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Fils du sable : nous sommes ces pierres, &lt;br /&gt;ce vent. //&lt;br /&gt;À l’instant de nous regarder, nous naissons&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;(La « beauté » peut être paradoxale « dévastation » où répondre serait se laisser porter...) &lt;br /&gt;&lt;em&gt;en mantra que nous récitons devant une mer de pierres.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Nous devenons peu à peu signe et lettre, trace et calligraphie.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;(Soi, mais aussi  « la fourmi dans la poussière », « l’abeille dans l’air ».&lt;br /&gt;Tracer « l’infini », hommes comme animaux...)&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Nous sommes le sable et le verre qui se transforment en livre.&lt;br /&gt;La chair des planètes.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Je me souviens de ces louanges à la lumière.&lt;br /&gt;Cette apologie des nomades.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;(Il y a une tension vers : un passage précédent évoquait une « torsion obstinée / à la recherche d’une autre lumière ») :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Nous avons été radicaux, car nous cherchions&lt;br /&gt;(reprenant ici le vers de Rilke)&lt;br /&gt;la solitude ou la compagnie des sages.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques citations ne peuvent suffire à rendre compte de la dimension de la pensée, des mouvements subtils travaillant le langage, les interférences entre notions. Car c’est une poésie qui appartient à l’ordre de l’écriture philosophique, métaphysique, qui se relit, se médite. Recueil à lire, &lt;em&gt;Meseta,&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Le Plateau,&lt;/em&gt; Atelier de l’agneau, même traducteur, Gilles Couatarmanach.&lt;br /&gt;..........................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Intriguée par le texte de &lt;u&gt;Khalid El Morabethi,&lt;/u&gt; extrait de &lt;em&gt;Monsieur m’appelle Remy&lt;/em&gt;. Par ce qui n’est pas dit, demeure entre les lignes, et nourrit l’énigme prenante des trois paragraphes. Écrire est d’abord nommer ce qui « n’existe pas », et imaginer « un futur » en paysage externe (« montagnes ») et interne (« océan »). Penser « grâce à un murmure intérieur ». Oser le paradoxe des émotions qui s’inversent par leur excès (« triste » semble « heureux » et le devient). Et tout est « comme si je cachais un trésor derrière mon âme ».&lt;br /&gt;..........................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;THÈME&lt;/u&gt;. &lt;em&gt;Maroussia&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Murielle Compère-Demarcy&lt;/u&gt; propulse l’histoire de la jeune ukrainienne Maroussia, du XVIIè siècle (un temps déjà difficile pour l’Ukraine : « un temps  / où l’Ukraine essayait de se libérer des emprises / polonaises, russes, et turques »). Maroussia fut une nouvelle écrite sous pseudonyme (&lt;u&gt;Marko Vovtchok&lt;/u&gt;) par &lt;u&gt;Maria Aleksandrovna Vilinska&lt;/u&gt;. Un éditeur français, &lt;u&gt;Hetzel&lt;/u&gt;, fit publier la nouvelle en l’adaptant à sa façon, et en la signant «sous pseudo de P.J. Stahl ». Murielle Compère-Demarcy (MC Dem) se saisit de ce fait éditorial autant qu’humain et historique  pour faire dialoguer trois personnages : l’écrivaine, l’éditeur, et son double, &lt;u&gt;P.J. Stahl &lt;/u&gt;(qui devient une identité pensante à l’intérieur de celle de l’éditeur, lui-même conversant avec ses deux « moi »). Introduisant son texte MC Dem nous explique que cette usurpation, qui déplaira à Tourgueniev, « n’empêchera pas la collaboration Hetzel/Vovtchok de se poursuivre jusqu’en 1905». MC Dem, elle, est habitée en 2022 par la réalité de la guerre en Ukraine : « Je me téléporte ». Et elle imagine le « cabinet d’édition » (« murs », « lampe », «lumière »). Elle voit la scène, le « feu » des yeux de Maria/Marko, en elle «douce colère sourde ». Elle l’entend : « Maroussia... tu sais, Hetzel, c’est pas une histoire à vendre en dentelles ». Non. C’est « La terre qui crie, la femme qui hurle ».&lt;br /&gt;Hetzel répond « charme et volupté »... &lt;br /&gt;Maria/Marko : « Vous voulez un conte de fées ? / Moi je vous apporte un  cri. Crier, c’est écrire, non ? ». &lt;br /&gt;P.J. Stahl, lui, entend et comprend « ce cri ». Il sait y voir « la seule littérature qui sauve ».&lt;br /&gt;On a voyagé déjà dans deux époques. On arrive dans une troisième, 2022, le présent de l’Ukraine où Maroussia peut être lue par une femme dans le métro, dans le temps des bombes russes. Ce cri est survie. &lt;br /&gt;Retour au cabinet d’édition. Maria/Marko et Stahl font fléchir Hetzel. Maroussia devient « multiple », de plusieurs temps, et l’écriture est « langue brisée », « L’éclat dans la fissure ». Ce qui s’affirme est une résistance, celle de « chaque mot ukrainien » et d’une conception de l’écrit : « Réveiller. Choquer. Bousculer ».&lt;br /&gt;Ce texte est à la fois un enseignement (Maroussia), un soutien à l’Ukraine, et un double manifeste littéraire, celui de l’écrivaine ukrainienne (ou de toute l’Ukraine en elle) et de MC Dem, comment elle pense le rôle de la littérature-cri et les modalités de l’écrit. &lt;br /&gt;..........................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Deux textes&lt;/u&gt; suivent, liés aussi à l’actualité. « &lt;u&gt;Femmes d’exception&lt;/u&gt; »&lt;br /&gt;Un poème de &lt;u&gt;Renée Nicole Good,&lt;/u&gt; Américaine tuée le 7 janvier 2026 à Minneapolis, par les balles d’un agent de l’ICE, service de répression créé par Trum, visant les immigrés destinés à l’expulsion et ceux qui protestent contre la violence de ces groupes (ICE). Elle était poète et sa mort a été un choc révélateur. Ce poème a été beaucoup diffusé en anglais, il est traduit de l’anglais (USA) par &lt;u&gt;Mathilde Roux&lt;/u&gt;. Citations :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;J’ai récité et griffonné les pages jusqu’à ce que ça se fraye un chemin et stagne quelque part que je n’arrive plus à désigner, peut-être&lt;br /&gt;mes tripes –&lt;br /&gt;c’est peut-être là, à cheval entre le pancréas et le gros intestin, que se trouve le ruisseau dérisoire de mon âme.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;Dernier vers : &lt;br /&gt;&lt;em&gt;et ce qui y meurt&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’autre poème est de &lt;u&gt;Ne’Ma Hasan&lt;/u&gt;, traduit de l’arabe par &lt;u&gt;Carole Naggar&lt;/u&gt;. Poète palestinienne de Gaza, et mère de sept enfants, qu’elle élève seule. Le poème est titré « À Gaza une mère ne dort jamais »&lt;br /&gt;Citations :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Elle écoute l’obscurité, en sonde les limites, passe les sons au crible&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Une mère à Gaza n’est pas comme les autres mères. Elle pétrit son pain avec le sel de ses propres larmes.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Lisant l’introduction je vois que ses textes mentionnent la guerre avec Israël (évidemment), et je ne peux que me demander quelle est sa part de liberté dans l’expression de sa souffrance. Car dans les tragédies de ce territoire le Hamas joue un rôle que peut-être elle ne peut évoquer (et que dénonce notamment le Gazaoui exilé Ahmed Fouad Alkhatib dans ses posts et articles). Guerre, et toujours des morts et des souffrances. Pourtant, des acteurs de paix résistent. Mères, mon empathie va vers les mères gazaouies et les mères en Israël aussi : femmes israéliennes, juives ou musulmanes (dont celles de Jérusalem ou Cisjordanie).  Mais c'est important de lire tous les poètes de part et d'autre des frontières réelles et mentales, et donc aussi Ne’Ma Hasan.&lt;br /&gt;..........................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;POÈTES contemporains de CHINE&lt;/u&gt;, dossier de plusieurs poèmes, extraits&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Zhang Wei&lt;/u&gt;, traduit par &lt;u&gt;Victoria Rouëssé&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;« De la beauté après l’épreuve »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mon corps est pris dans les ténèbres du cosmos&lt;br /&gt;sans peur, sans tremblement : car celui qui se réveille&lt;br /&gt;de la mort ou d’un terrible évènement&lt;br /&gt;garde en son être une part de fantôme.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Hu Xian&lt;/u&gt;, trad. &lt;u&gt;Victoria Rouëssé&lt;/u&gt; et &lt;u&gt;Cécile Li&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;« Ceux qui dansent »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La brise souffle, et tous les motifs s’affolent.&lt;br /&gt;Un papillon imaginaire&lt;br /&gt;a emporté la paix, loin de cet espace inconnu.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Zhai Yongming&lt;/u&gt;, trad. &lt;u&gt;Victoria Rouëssé&lt;/u&gt; et &lt;u&gt;Cui Lei&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;« Soif »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tumulte en mon être, ô réconfort hors d’atteinte,&lt;br /&gt;je ressens quelque substance sur le point de devenir.&lt;br /&gt;Les murs de mon rêve noircissent,&lt;br /&gt;Inondés d’ombres triangulaires.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;........................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;NOTES de lecture&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Françoise Favretto&lt;/u&gt; insiste sur une découverte, celle de &lt;u&gt;Laurent Fassin,&lt;/u&gt; en lisant son recueil &lt;em&gt;La douceur rouge des étoiles&lt;/em&gt;, éd. L’atelier contemporain, 2025. Titre du livre venant de Georg Trakl, étoiles signifiant plus que la nuit, thème de l’eau parcourant les 13 parties où la présence de la nature, relève-t-elle, est à comprendre « dans son acception la plus grande ». Elle cite des vers, un pour la profondeur de ce qu’il donne à penser, et relève une métaphore particulièrement réussie, convoquant un papillon.  &lt;br /&gt;Quelques recueils autres sont mentionnés.&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Poésie et photographie&lt;/u&gt;, pour une publication de &lt;u&gt;Carole Naggar&lt;/u&gt;, « pour dire une photographie de Martine Voyeux », Les petites allées, 2024. On sait la pertinence de l’écrivaine, ses écrits sur le regard et la photographie. &lt;br /&gt;&lt;u&gt;Essais&lt;/u&gt;. &lt;u&gt;Albert Camus d’une rive à l’autre&lt;/u&gt;, collectif (22 auteurs), éd. Unicité, 2026. Présentation et citations (extrait de la préface de Karim Akouche)&lt;br /&gt;Et, de &lt;u&gt;Jacques Donguy&lt;/u&gt;, un recueil de ses textes et entretiens sur des artistes, un grand parcours dont Françoise Favretto mentionne les noms et axes.&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Ma recension (assez ample) est du livre de &lt;u&gt;Catherine May Atlani,&lt;/u&gt; &lt;em&gt;Le Livre du Corps doux&lt;/em&gt;, préfacé par Nancy Huston, éd. Ressouvenances, 2024. Livre d’une artiste multiple (danse, chorégraphie, calligraphie, musique). Ouvrage qui est le troisième d’une trilogie, l’aboutissement du partage d’un savoir très riche de celle qui créa, enseigna et anima longtemps le Café de la danse à Paris. En conclusion je note : « Ce livre est à offrir. C’est donner plus qu’une lecture, de quoi accéder à soi-même ».&lt;br /&gt;........................................ ........................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Recension, Marie-Claude San Juan&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L’Intranquille&lt;/em&gt; 30 (éditrice &lt;u&gt;Françoise Favretto&lt;/u&gt;, L'Atelier de l'agneau), &lt;br /&gt;&lt;u&gt;Lien&lt;/u&gt; : &lt;a href=&quot;https://atelierdelagneau.com/nl/accueil/319-l-intranquille-n30-9782374280967.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;https://atelierdelagneau.com/nl/accueil/319-l-intranquille-n30-9782374280967.html &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
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